dimanche 11 mars 2012

Les compétences professionnels

Les compétences professionnelles

Selon le ministère de l'éducation, du sport et du loisir, l'enseignant doit maîtriser treize compétences professionnelles dans le cadre de ses fonctions. Durant notre formation universitaire, nous sommes appelés à les développer autant durant nos cours que nos stages. Voici comment je perçois et je compte appliquer trois de ses compétences.

La compétence 1: Agir en tant que professionnel héritier, critique et interprète d'objets de savoirs ou de culture dans l'exercice de ses fonctions.

Un enseignant cultivé est un modèle positif pour les élèves. Il est le mieux placé pour faire découvrir la culture à son groupe. Ses connaissances, à la fois nombreuses et variées, dépassent de loin le programme à enseigner. Ce professionnel héritier replace les objets de savoir dans leur contexte, fait divers liens intéressants et présentes plusieurs points de vue. Il est important aussi de connaître la culture des élèves. Quels sont leurs intérêts ? Il peut donc partir de ce qu’ils connaissent pour les emmener plus loin. Le plus important ce n’est pas de tout apprendre à un enfant, mais simplement de lui donner le goût d’apprendre. Les nombreux savoirs lui permettront de comparer et d’aiguiser son jugement critique. Cet élève deviendra un citoyen bien informé qui prendra des décisions éclairées. Mon mandat est donc de stimuler la curiosité et d’ouvrir les horizons!

Artefact : http://www.erudit.org.proxy.bibliotheques.uqam.ca:2048/revue/rse/2002/v28/n1/007150ar.pdf


Justification de l’artefact : La culture des enseignants et son impact.


La compétence 2: Communiquer clairement et correctement dans la langue d'enseignement, à l'oral et à l'écrit, dans les différents contextes liés à la profession d'enseignant.

Depuis déjà cinq ans, je développe cette compétence avec mon projet de camp de jour radiophonique. Chaque été, sur la rive-sud de Montréal, environ une centaine d’enfants passe une semaine à préparer une véritable émission de radio devant public. Tout en s’amusant, ils travaillent, leur écriture, leur lecture, leur articulation, la projection de leur voix et plus encore. À l’école, je veux continuer de transmettre ma passion de la langue française par divers activités ludiques. Je veux être parmi ses enseignants avec un vocabulaire riche. Il est possible de rendre la langue française attrayante par divers jeux questionnaires avec des points et des surprises à gagner. J’aimerais dire à mes élèves que je vais volontairement faire des erreurs de français ce matin. Prenez-les en notes et gagnez des prix avant l’heure du dîner. J’aimerais présenter un décompte des cinq plus grandes erreurs vues ou entendues en classe.
D’un point de vue un peu plus sérieux, l’enseignant en classe est un modèle dans sa manière d’écrire et de parler la langue. Il est parfois le seul représentant francophone connu par certains enfants allophones. Savoir bien s’exprimer permet de nous faire des amis et de nous trouver plus facilement un emploi. Lorsque ses enfants devenus grands solliciteront du travail par téléphone ou par écrit, ils se feront jugés d’abord et avant tout par la maîtrise de leur langue.

Artefact : http://www.madore.org/~david/misc/frspell.html
Justification de l’artefact : Quelques erreurs courantes à éviter et à expliquer aux élèves.

Compétence 3: Concevoir des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Les situations d’enseignement apprentissage crées doivent répondre au triple mandat du préscolaire soit jeter les bases de la scolarisation, donner le goût à l’école et favoriser le développement global des élèves (Programme de formation de l’école québécoise p.52). Elles doivent aussi être variées pour rejoindre tous les types d’élèves et développer toutes les compétences exigées.

Lorsque je fais la planification d’une activité je me pose beaucoup de questions. Comment vais-je introduire mon activité? Quel est le matériel nécessaire? Quel défi je vais lancer à mes élèves forts? Comment je pourrais pousser plus loin cette activité? De quelle manière je vais leur demander leur opinion sur ce qu’ils ont vécu? Et plusieurs autres…

Concevoir une situation d’enseignement apprentissage c’est avoir un objectif en tête. C’est chercher à le développer par la présentation d’une activité amusante. C’est se fixer des critères d’évaluation réalistes et vérifiables et garder des traces. C’est prévoir les difficultés pour mieux les prévenir. C’est planifier une transition pour les élèves qui termineront en premier. C’est effectuer une rétroaction pour connaître la perception des enfants face à ce qu’ils ont vécu. C’est retravailler le même objectif de manière différente plusieurs fois au cours de l’année scolaire. C’est recommencer le même processus avec un autre objectif.

C’est avoir hâte de présenter à ses élèves ce qui nous a pris tant de temps à mettre sur papier. C’est une assurance contre l’improvisation, les imprévus et la perte de contrôle d’un groupe.

Artefact : http://www.mels.gouv.qc.ca/progression/

Justification de l’artefact : La progression des apprentissages du ministère de l’éducation du loisir et du sport est un outil précieux. Il permet de bien saisir ce qui doit être appris, le niveau de maitrise et permet de planifier des activités adaptées.

Compétence 4: Piloter des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Piloter une situation d’enseignement apprentissage c’est comme animer une émission de télévision. Il faut rejoindre un public bien précis. Nous avons de l’information à transmettre. Nous sommes en direct. La différence c’est que l’enseignant ne peut compter sur une grosse équipe pour l’entourer. Il est en charge de faire la recherche, le décor, les costumes, l’éclairage, la musique, etc. Avec une bonne planification piloter devient beaucoup plus facile.

Animer une activité c’est la tâche préférée de la majorité des enseignants. C’est le moment où les oreilles des enfants sont grandes ouvertes et que leur yeux brillent d’émerveillement. C’est le moment où un concept part de notre tête pour entrer dans la leur. C’est la satisfaction d’avoir accomplit quelque chose de spéciale, de magique et qui ne fonctionne pas à tout coup.

La meilleure planification ne peut être présentée à sa juste valeur si le pilote ne s’assure pas d’un climat calme et d’avoir l’attention de tous. Tout le monde doit monter à bord de l’aventure pour en tirer les meilleurs bénéfices. J’aime chuchoter pour offrir à mon groupe un climat calme et propice à l’apprentissage. J’aime utiliser le théâtre et l’originalité pour conserver leur intérêt.

Piloter c’est aussi sentir que nos copilotes jouent un rôle crucial pour nous permettre de décoller et de demeurer dans les airs. C’est avertir ses passagers d’où on se trouve et vers où on s’en va. C’est savoir se poser doucement et au bon moment. C’est de connaître déjà notre prochaine destination. C’est tirer des leçons de chacun de nos voyages. C’est être conscient que même les vacances désagréables nous ont appris quelque chose. C’est voyager vers plusieurs destinations pour atteindre nos ambitions.

Artefact : http://www.francoisguite.com/2006/06/la-creativite-et-lenseignement/

Justification de l’artefact : La créativité des enseignants… nécessaire pour capter l’attention et éveiller l’intérêt!

Compétence 5: Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.

Dans le cadre de mon stage, il n’y a pas eu une semaine sans que j’entende parler du dossier de l’évaluation des élèves. On m’a parlé de ce professeur, dans l’école, qui donnait des notes trop élevés. On m’a parlé d’une enseignante qui se fiait davantage aux chiffres qu’à son jugement. On m’a parlé des échelles de compétences pouvant nous aider à trouver la bonne lettre à associer à l’élève en fonction de son niveau de maîtrise de la compétence.

J’ai vite réalisé que l’évaluation semble une affaire très personnelle, chacun y va à sa manière selon ses croyances. Je pense qu’en général chacun semble faire de son mieux. Malheureusement la direction demande trop peu souvent des explications et fait confiance au professeur qui a peu à se justifier. Je crois au jugement professionnel, mais parfois il est bien de se faire questionner pour pouvoir s’améliorer.

Mon impression me laisse croire que les enseignants déploient beaucoup d’efforts pour évaluer les enfants, mais pas autant pour leur permettre de maîtriser les contenus non maîtrisés. J’ai corrigé des dictées, dans le cadre de mon stage. Certains élèves avaient des résultats près de 100% d’autres ont eu 0%. Je me demandais mais quand pourrais-je bien avoir du temps pour m’asseoir avec ces élèves en difficulté pour leur expliquer des règles simples : la majuscule, le point, les homophones, les er/é, etc. Je me disais tant que ces enfants ne pratiqueront pas ces notions, j’ai beau les évaluer, rien ne va changer.

Lorsqu’on termine le chapitre des fractions, l’enfant passe un examen. S’il échoue, est-ce que son enseignant lui donnera des exercices supplémentaires à faire en fraction? Je ne pense pas, il passe plutôt à l’autre module. L’enfant traine donc des retards immenses. Est-ce que l’enseignant peut suivre et travailler les faiblesses de plusieurs enfants en même temps qu’il enseigne la nouvelle matière? Que faire quand l’enfant lui-même démontre peu d’intérêt et met peu d’efforts pour apprendre?

Je ne suis pas le seul à me poser des questions sur l’évaluation, je pense que le ministère de l’éducation du loisir et du sport est dans la même situation. Si on se fie au nombre de changements apportés, au cours des dernières années, dans les bulletins, vous allez me donnez raison. L’an prochain arrivera le plus important des bouleversements : le bulletin unique. L’idée d’avoir enfin un outil pour toutes les écoles autant publiques que privées semblent une excellente initiative. Ça semble être aussi la fin des lettres et le retour des pourcentages. Présentement à mon école à cause des lettres, les enseignants ont peu de latitude et doivent inscrire des pourcentages qui vont avec les lettres associée soit : 69% - 78% - 84% - 92%. Je trouve que ça laisse peu de nuances possibles.

Dans le nouveau bulletin unique, la dernière étape prendra un poids immense soit soixante pourcent de l’année. Les deux premières étapes auront chacune un poids de vingt pourcents. Ce type d’évaluation tient peu compte de la progression de l’enfant, mais lui demande d’être très performant à la dernière étape. Un enfant qui aurait 50% à la première étape, 55% à la deuxième et 63% à la troisième étape aurait une note globale de 59%.

Mon inquiétude demeure, ce qui cloche ce n’est tant comment on fait l’évaluation, mais les moyens que les parents, les enseignants et l’enfant eux-mêmes déploient pour acquérir les contenus non maîtrisés. L’objectif n’est pas que l’enfant ait finalement compris? Souvent, j’ai l’impression que le travail s’arrête une fois le bulletin remis ou l’année scolaire terminée.

Artefact : Grille d’évaluation élaborées dans le cours FPE 4510 (évaluation)

Justification de l'artefact : Nous avons appris à évaluer des compétences et composantes à partir de grille détaillée que nous avons élaborée. Ces grilles permettent une évaluation plus précise, plus juste et plus défendable.


Compétence 6: Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves.

J’ai éprouvé quelques difficultés lors de mon deuxième stage pour favoriser la socialisation de certains élèves. J’ai trouvé difficile de faire parler des enfants qui sont timides, ont peu de vocabulaire et peu envie de partager ce qu’ils vivent. J’ai tenté de leur poser des questions lorsque nous étions en grand groupe. Ils ne répondaient pas ou disaient « je ne sais pas ». Je les ai questionnés davantage, précisé et simplifié ce que je demandais. Dans certains cas, tout portait à croire qu’ils avaient les capacités de parler, mais ne faisaient pas d’effort. Je considère que répondre à une question du professeur doit être accomplit au même titre qu’un travail sur une feuille. J’ai dû à un certain moment demandé de me répondre ou sinon j’allais devoir couper leur temps de temps de jeux libres. Parfois j’ai obtenu des réponses, parfois non.

La compétence six m’apparaît comme étant plus importante que les autres. Je m’explique. Lorsqu’un groupe classe ne fonctionne pas harmonieusement, il est difficile d’animer et de tirer profit d’une bonne planification d’activité. La gestion de classe est donc essentielle pour permettre les apprentissages des enfants. Lors de mon stage au préscolaire, j’ai réalisé qu’il est très important d’agir rapidement et de manière cohérente lorsqu’il y des éléments qui briment le climat de la classe. Certains enfants ont peu de limites à la maison, ils doivent être conscients que dans la classe les règles sont claires et appliquées. C’est rassurant pour un enfant de connaître les limites permises. La gestion de la classe c’est beaucoup plus que des punitions. C’est aussi des félicitations, beaucoup de félicitations! Les enfants de cinq ans veulent que l’on soit fier d’eux. Ils imiteront les comportements valorisés par l’enseignant. Dans ma classe de stage, il y avait un cahier de privilèges. Un matin, j’ai offert un privilège à deux enfants qui m’avaient salué avant d’entrer dans la classe. Vous auriez du voir la fierté dans leurs yeux. Le lendemain j’ai été salué par plus de la moitié de la classe. J’ai été surpris de l’impact de la valorisation d’un bon comportement. Si je m’étais fâché, j’avais haussé la voix et dit que c’était inacceptable de ne pas saluer son enseignant, je ne pense pas que j’aurais eu d’aussi bons résultats. De plus, le principe du privilège, nous permet de conserver une ambiance joyeuse et de faire passer notre message en douceur.

Artefact : http://www.pedagonet.com/other/TRUC1.htm

Justification de l’artefact : 75 trucs pour éviter les problèmes de discipline.


Compétence 7: Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap.

Pour moi le plus grand défi de l’intégration est d’apporter du soutien aux élèves qui en ont besoin sans négliger le reste du groupe ni notre santé physique ou mentale. Dans ma classe de stage, il y a quatre ou cinq enfants à qui mon enseignante associée offre un support particulier. Elle leur donne quatre des cinq phrases de la dictée quelques jours avant de la réaliser. Deux d’entre eux ont parfois accès à l’ordinateur pour se corriger. Il lui arrive de leur laisser plus de temps pour réaliser une tâche. J’ai déjà vu aussi d’autres enseignantes coller des outils sur le bureau de ces élèves. Mon enseignante travaille en collaboration avec les spécialistes de l’école pour faire évaluer les enfants. Ceux-ci les évaluent pour vérifier qu’ils n’ont pas un trouble spécifique. D’autres tentent de faire pratiquer ces enfants dans les tâches qu’ils trouvent les plus ardues. Il est important d’avoir un lien solide avec les enfants en difficulté pour qu’ils se sentent bien avec nous et est envie de déployer des efforts malgré les nombreuses embûches.
Dans la classe, l’enseignant doit d’abord offrir à ce type d’élève, l’environnement le mieux adapté à l’apprentissage. Il peut placer l’enfant près du professeur, dans une équipe calme ou avec un élève fort duquel il pourra s’inspirer ou à qui il pourra demander de l’aide.
Il est important de féliciter ces enfants régulièrement. Chaque petit effort doit être souligné. L’enseignant doit mettre en valeur les forces de l’élève dans d’autres sphères. En aucun temps, il ne doit accepter qu’on se moque des élèves ayant des difficultés. Il doit lui-même mettre ces enfants en valeur, reconnaitre leurs talents, leurs efforts, leur ténacité.
Pour parfaire mes connaissances avec les élèves à risque j’envisage de lire « Vivre la différenciation en classe » aux éditions la chenelière. Je peux aussi discuter avec les spécialistes (orthopédagogue, orthophoniste, psychologue) qui ont souvent de bonnes idées à appliquer en classe ou des suggestions de matériel à utiliser.
L’an dernier, j’ai assisté à une rencontre pour mettre sur pied un plan d’intervention. Il est très instructif pour un stagiaire d’entendre l’enseignant, les parents, l’enfant et la direction énoncer une difficulté et des solutions. J’ai beaucoup de respect pour l’enseignant qui doit expliquer les situations problématiques avec délicatesse pour ne pas blesser personne. Durant mon stage, j’ai appliqué ce qui était prévu dans le plan. Malgré un plan détaillé, je suis toujours surpris de la progression souvent lente de ces enfants. Il faut être très patient, constant et présent.
Il est important de responsabiliser l’enfant. Le fait d’avoir une difficulté ne lui donne pas droit à l’échec. Il doit faire des efforts, parfois beaucoup plus que les autres, mais il sera fier de ses petites réussites. Les parents ont aussi un rôle crucial de motiver, d’encadrer et de s’intéresser aux défis et aux succès de leur jeune en difficulté. Lorsque tous les acteurs y mettent du sien la réussite des enfants en difficulté devient la plupart du temps possible!

Artefact : http://www.cheneliere.ca/main+fr+01_500+Gestion_de_classe_La_classe_differenciee_.html?DivisionID=4&ItemID=2961

Justification de l’artefact : Un excellent livre pour réussir la différenciation dans sa classe.

Compétence 8: Intégrer les technologies de l'information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d'activités d'enseignement-apprentissage, de gestion de l'enseignement et de développement professionnel.

Les tic c’est l’école de la réalité! (Dimanche 20 mars 2011)

Je dois dire que j’ai fait un DEC en informatique avant de me plonger en enseignement. La technologie fait partie de moi, je l’utilise chaque jour et elle me permet d’offrir un travail de plus grand qualité et m’apporte la satisfaction et l’instantanéité.

Ma carrière a débuté d’enseignant a débuté avant même mon baccalauréat. On m’a confié le mandat d’enseigner l’informatique dans une école privée. J’ai adoré l’expérience c’est ce qui m’a poussé à poursuivre mes études universitaires. J’y ai appris que les technologies c’est beaucoup plus que simplement utiliser l’internet et des logiciels informatiques. Ça inclut la robotique, l’enregistrement et le montage sonore, et plus encore.

Je crois beaucoup en l’informatique. C’est une source de motivation immense pour la majorité des élèves. Les enfants d’aujourd’hui s’y connaissent bien, mais il y a tant à apprendre que nous pouvons les poussez beaucoup plus loin. L’informatique nécessite de la patience, de la recherche, de la coopération, et elle s’intègre bien aux matières académiques, telles le français, les mathématiques et autres.

Le principal problème que les enseignants rencontrent, outre le manque d’habileté ou d’intérêt, c’est le manque d’ordinateurs pour tous. Il y a habituellement deux ordinateurs par classe. Une salle d’informatique leur est réservée une fois par semaine. Par contre, cette salle est souvent vide, donc profitons en pour la réserver plus souvent.

Mon modèle pour parler de la compétence 8 est la classe de Pierre Poulin à l’école Wilfrid Bastien de St-Léonard. J’ai rencontré cet enseignant qui a eu l’idée de créer l’iclasse.
En sixième année, alors que plusieurs déjà croient que l’école c’est plate. M. Poulin a réussi à transformer la façon d’enseigner où chaque élève a un portable et la classe possède un tableau électronique. Les situations d’apprentissages sont conçues pour être réalisé avec l’ordinateur, une grande fierté pour l’élève qui voit l’utilité de son travail branché sur la vie d’aujourd’hui!

Artefact : Site de Pierre Poulin
http://web.mac.com/pierrepoulin

Justification de l’artefact : Banque d’idées pour mieux utiliser les tics au primaire.


Compétence 9: Coopérer avec l'équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l'atteinte des objectifs éducatifs de l'école.

et
Compétence 10: Travailler de concert avec les membres de l'équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l'évaluation des compétences visées dans le programme de formation et ce, en fonction des élèves concernés.


La force d’un enseignant c’est de se trouver des alliés (Dimanche 20 mars 2011)

Nos stages est le principal moment où nous avons la chance de nous initier à la coopération entre les divers intervenants. Pour avoir une bonne collaboration, nous nous devons d’abord de mettre en place une bonne communication.

Mon enseignante associée, lors de mon stage trois, avait la banque de courriel de tous les parents dans son ordinateur. Elle leur fournissait plusieurs informations à propos de la classe : des photos du dernier projet complété, l’extrait audio de l’émission de radio réalisée, des rappels importants, etc. Cela permet de ne pas apporter que du négatif à propos de leur enfant et qu’ils ne perçoivent pas l’école comme un adversaire, mais un allié. La fréquence de communication est importante, pour renseigner le parent sur une base régulière.

Quand j’étais enfant, j’avais une image en tête de l’école : que la coopération était omniprésente. Je pensais que tous les enseignants étaient amis. En vieillissant, je réalise que beaucoup d’enseignant travaillent plus à leur manière de leur côté. Il y a quelques beaux cas de décloisonnement, mais ce n’est qu’une minorité. Je crois aux partenariats, suffit de s’assurer de s’entourer de gens qui rassemblent et avec qui il est possible de discuter, de négocier.

Quelques exemples de coopération école que j’ai pu observer :
- Les premières années écrivent une lettre au père noël, les cinquièmes années leur répondent.
- Des élèves faibles de cinquième année vont aider des élèves à lire en première année.


Artefact : Une amie a assisté à une conférence dans le cadre de son cours FPM 3550.
Elle m’a rapporté les notes qui suivent.

"Trucs pour des rencontres de parents réussies"

La rencontre de début d'année (général):
- Porter une tenue vestimentaire appropriée
- Faire asseoir les parents au bureau de l'enfant, qui peut, par exemple, avoir écrit un petit mot à leur intention.
- Expliquer que vous allez aborder des questions générales et que, pour une question de respect, vous allez attendre en privé pour répondre aux questions plus personnelles.
- Expliquer l'importance de faire attention à ce que l'on dit de l'école devant les enfants. ''Donnez-moi la chance de vous redonner confiance en l'école''
- Insister sur les histoires rapportées à la maison, leur dire de questionner l'enfant et d'insister pour savoir le positif quand l'enfant rapporte toujours le négatif.
- Expliquer le fonctionnement de la communication par l'agenda ou par le téléphone.
- Mentionner qu'il y a plusieurs élèves et que tous sont équitables. (S'il y a de la résistance, inviter les parents à venir en classe.)
- Expliquer que vous ne les jugerez pas parce que vous n'avez pas leur vécu et qu'ils n'ont pas le vôtre.

La rencontre du début de l'année (partie pédagogique):
- Utiliser des termes clairs et un vocabulaire populaire.
- Ne pas demander au parent d'être enseignant: il est accompagnateur.
- Dire aux parents qu'ils peuvent vous écrire: ''le devoir d'hier là, je n'ai rien compris!''. Cela ne fait pas d'eux de mauvais parents, mais bien des parents responsables.
- Dire aux parents de récompenser les belles journées: renforcement positif.
- Guider le parent sur le fonctionnement des devoirs (endroit calme, pas de télé, etc.).
- Mentionner aux parents que s'ils voient un changement de comportement chez l'enfant, ils peuvent communiquer avec vous. Il se peut que ce soit quelque chose de banal, mais pas dans la tête de l'enfant.
- Faire vivre aux parents des activités représentant votre approche (par exemple, si vous allez utiliser les orthographes approchées, le faire vivre aux parents).

La rencontre individuelle:
- S'asseoir à la même hauteur que le parent.
- Expliquer les difficultés, mais donner aussi du positif.
- ENLEVER les jugements.
- Avoir en main de la documentation pour justifier ce que l'on dit (portfolio, notes prises suite à des observations, etc.).
- Dans le cas de parents violents, se rappeler que nous ne sommes pas visés, mais qu'il s'agit de la situation.

Justification de l’artefact : Il me sera très utile comme aide-mémoire lors de mes rencontres de parents.

Compétence 11:
S'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.

Devenir meilleur pour aider les autres à le devenir. (Dimanche 20 mars 2011)

La compétence 11 m’apparaît la plus importante, car elle permet ou non d’améliorer toutes les autres compétences. J’aspire à toujours évoluer, modifier mes techniques d’enseignement, me questionner, ne jamais croire que ce que je fais est meilleur ou bon pour toujours. Cette compétence, j’aimerais aussi l’inculquer à mes élèves. Ils doivent réaliser que le plus important c’est s’auto-évaluer, se fixer des objectifs pour s’améliorer et devenir meilleur et c’est de cette façon qu’on obtient la satisfaction du travail bien fait et l’estime de soi.
Pour améliorer ma pratique, je suis l’actualité en éducation, je lis des livres spécialisés et j’aime bien visiter d’autres types d’écoles, de classes. J’essaie de le faire régulièrement. Je prends des notes et j’aimerais que ma classe contienne les éléments gagnants provenant de différents horizons.

En 2010 je suis allé visiter l’école Rudolf Steiner à Montréal. Cette école adopte la pédagogie Waldorf. J’adore visiter des écoles, je me sens dépaysé et je vois aussi que l’école traditionnelle peut tellement se métamorphoser en y apportant quelques modifications simples. Dans la classe, il n’y a pas de néon, l’éclairage composé de lampes sur pied qu’on pourrait retrouver dans notre salon, apporte une ambiance beaucoup plus calme. Il y a beaucoup de plantes dans la pièce, chaque élève a la sienne et s’en occupe à chaque matin. De grandes fenêtres ajoutent un magnifique éclairage naturel. J’ai réalisé à quel point l’éclairage change la dynamique de la classe. Les enfants qui ont soif ne sortent pas du local. Il y a un grand baril de chêne qui permet aux jeunes de venir se rafraichir. Je me voyais déjà changer l’eau par du jus d’orange pour souligner une activité spéciale. Les arts sont très présents. Ils chantent tous les matins ensemble. Ils récitent de petits mantra positifs pour leur esprit tel : « Je viens à l’école chaque matin, ce que j’apprends ici me sers pour aller plus loin, changer mon destin et devenir quelqu’un de bien, pour moi, pour les autres et ainsi trouver mon chemin,etc ». Les enfants font du tricot, de la couture et développe un talent manuel. Ils en sont fier!

En décembre 2010, j’ai visité une école francophone de Hawkesbury en Ontario. J’ai redécouvert ma profession sous un autre angle : conditions de travail différentes, classes moins nombreuses, autre programme de formation, autre façon d’évaluer. C’était fort intéressant!

Plus récemment en mars 2011, j’ai accompagné mon neveu à son école Montessori au New Hampshire. Cette école fonctionne par atelier (plateau). L’enfant choisit ce qu’il a envie de faire et le complète avant de passer à autre chose. L’enseignante a peu de gestion à faire, car les enfants sont motivés puisque c’est eux qui choisissent. Chaque mois les ateliers changent, les jeunes développent donc différentes compétences.

De nombreuses idées vues dans des écoles variées pourraient très bien s’instaurer dans ma classe et comptez sur moi, je vais m’en inspirer!

Artefact :
Voici un extrait du livre « L’école qualité » de William Glasser.

1. Enseigner la théorie du contrôle (Nous choisissons tous nos comportements positifs ou négatifs pour tenter de répondre à nos besoins fondamentaux.) Nous avons le pouvoir de changer nos comportements.
2. Éliminer la coercition (miser sur un soutien mutuel chaleureux)
3. Expliquer l’utilité de ce qu’on apprend le plus souvent possible.
4. Valoriser l’auto évaluation et l’évaluation concurrente.
5. Présenter ce qu’est un travail de qualité (comment l’obtenir et ce qu’il procure).

Justification de l’artefact : Cet artefact présente une façon d’enseigner qui colle à mes valeurs et qui se démarque de ce qu’on a l’habitude de voir et d’entendre dans les écoles traditionnelles ainsi que dans les départements d’enseignement des universités.



La compétence 12 : Agir de façon éthique et responsable dans l'exercice de ses fonctions.

Je définirais la compétence 12 par les mots suivants : la justice, l’équité, l’égalité, le jugement et le respect. L’enseignant se doit d’être un exemple de justice pour ses élèves. Un modèle d’autorité doit justifier Pour apprendre on doit être dans un climat où on se sent bien. Il doit faire sentir à ses élèves que malgré leurs différences, ils sont tous égaux. Être un professionnel de l’enseignement c’est adhérer à des normes endossées par sa profession. Le professeur doit avoir un comportement irréprochable pour qu’on puisse lui confier un groupe d’élèves. Il doit justifier ses actions par des arguments fondés. L’enseignant reçoit des informations privilégiées de la part des enfants, des parents, de ses collègues, de la direction. Il doit faire preuve de discrétion et de jugement avec les informations dont il dispose.

Artefact : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/numeros/143/vp143_37-41.pdf

Justification de l’artefact :

Article qui traite de ce qu’est l’éthique et comment la développer.

Compétence 13 : S’approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l’école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l’éducation interculturelle.

Selon moi, la pluriethnicité englobe tous les élèves dont les parents ne sont pas nés au Québec. On peut diviser ce groupe en deux catégories : ceux dont la langue maternelle est le français ou ceux dont la langue maternelle est une autre langue. Le deuxième groupe est selon moi le groupe qui amènera le plus de défis à l’enseignant. Certains enfants n’ont presqu’aucune occasion de pratiquer la langue française à l’extérieur de l’école. Ils ont peu de gens pour les reprendre, les corriger, les aider à comprendre ou réaliser leurs devoirs. Il devient donc ardu, parfois décourageant d’espérer mieux maitriser le français dans de telles conditions. Je crois que l’enseignant a un rôle important à jouer pour aider les immigrants à apprendre notre langue. Il doit définir davantage les mots qu’il utilise ou que nous rencontrons dans des textes. Il doit questionner les enfants sur des mots pour vérifier leur compréhension. Il peut offrir de la récupération après les classes. Dans ma classe, certains immigrants ont accès à l’ordinateur pour les aider, sinon ils font trop de fautes. Certains ont déjà eu 0% (plus de 33 fautes) dans une courte dictée. Mon enseignante associée envoie à la maison, les phrases de dictée ainsi que les examens de lecture à l’avance pour permettre à l’enfant de se préparer à son rythme et de mieux comprendre.

Nous savons l’importance de la collaboration parent-enseignant pour la réussite des enfants. La communication est parfois difficile entre les deux parties alors que certains parents ne parlent ni français, ni anglais. De ces parents, certains décident de ne pas s’impliquer du tout dans les apprentissages scolaires, d’autres demandent la traduction, parfois faite par leur enfant, parfois par un professionnel.

Je suis ouvert à la différence, mes trois stages ont été réalisés dans des milieux pluriethniques. Je fais souvent des remplacements dans des classes de St-Léonard et Montréal Nord. Je trouve que la suppléance dans de tels milieux me demande beaucoup plus d’efforts et de gestion de classe. Dans ces milieux, les enseignants ont une tâche supplémentaire, soit de travailler avec des enfants en très grande difficultés. Certains élèves se découragent et abandonnent devant la grandeur de la tâche et cela nécessite une gestion de classe encore plus serrée.

Il serait faut de croire que tous les allophones ont de grandes difficultés en français. Les élèves les plus forts de ma classe de stage ne sont pas des québécois de souche. Lorsque les immigrants parlent le français à la maison, il y a un impact positif direct sur leur réussite. La pluriethnicité amène de plus grands écarts entre les élèves très forts et très faibles. J’ai été surpris de voir des enfants qui semblent avoir une ou deux années de retard en ce qui concerne leur vocabulaire.

La langue française nous est utile dans toutes les matières. Il faut lire et comprendre les problèmes et les questions en mathématiques, en univers social en éthique et cultures religieuses, etc. Les jeunes qui éprouvent des difficultés en français vont souvent avoir des difficultés dans d’autres matières. Le défi a relevé est donc encore plus grand! Vous allez me dire qu’il y a des spécialistes pour les aider. Vous avez raison. Dans ma classe, mon enseignante évalue que huit enfants auraient besoin de soutien. Il n’y a que deux places disponibles avec l’orthopédagogue. Nos deux élèves n’ont pas eu de service de l’orthopédagogue depuis un mois. Elle était occupée par des rencontres de plan d’interventions et nous avons eu des journées pédagogiques ou des activités écoles durant ces périodes. Nous faisons quoi avec les six autres?

Me battre seul avec peu d’aide des parents ou des spécialistes? Pourquoi le ferais-je? Aussi bien enseigner dans un groupe de québécois francophone moyen et limiter les grands efforts et les grands écarts.

Artefact : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/152/index.asp?page=dossierA_1
Justification de l’artefact :
Excellent article de la revue vie pédagogique sur la réalité d’un enseignant en milieu multiethnique.

mardi 1 décembre 2009

Le hockey-lecture à la rescousse des élèves en difficulté

Article dans La Presse:
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/200902/27/01-831764-le-hockey-lecture-a-la-rescousse-des-eleves-en-difficulte.php

Reportage de radio-canada :
http://www.radio-canada.ca/radio/desautels/10022009/114948.shtml

Bruits et apprentissage, font-ils bon ménage?

Une entrevue avec une enseignante qui a fait une maitrise sur le bruit en classe :

http://docs.google.com/Doc?docid=0ARNPZeeZ_NEdZGd6eHRzNjhfM3djaDJybmdj&hl=fr

Le renforcement positif

Voici ce que j'ai appris à propos du renforcement positif dans le cadre
de mon premier stage :

http://docs.google.com/Doc?docid=0ARNPZeeZ_NEdZGd6eHRzNjhfMWdoOG5nemN0&hl=fr

Skinner vs Piaget

Voici une analyse réflexive entre la théorie comportementale de Skinner
et la théorie cognitiviste de Piaget.

http://docs.google.com/Doc?docid=0ARNPZeeZ_NEdZGd6eHRzNjhfNGZ4OTd6amZq&hl=fr

Ma conception du rôle de stagiaire

Voir le document ci-dessous :

http://docs.google.com/Doc?docid=0ARNPZeeZ_NEdZGd6eHRzNjhfMmhrcjdwM3Bq&hl=fr

mardi 24 novembre 2009

Infobourg

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